Les seigneurs français de Chambly PDF Imprimer Envoyer
Dimanche, 26 Février 2017 00:00

 

manoir nivervilleLa seigneurie de Chambly-Ouest a été pendant 82 ans sous la gestion de Jean-Baptiste Boucher de Niverville, père et fils, soit de 1714 à 1796. C’était avant que les Christie, les Hatt et les Yule achètent les propriétés et les droits de la seigneurie. Mais où se trouvaient le domaine personnel et le manoir de Jean-Baptiste Boucher de Niverville? En existe-t-il encore des traces?

 

Nos recherches nous ont permis de situer le domaine personnel des seigneurs français de part et d’autre de l’actuelle rue Lafontaine, à Chambly-Canton. Là se trouvait leur manoir, leur jardin et le verger, ainsi que les bâtiments de service, grange, écurie, etc. Hélas, il n’existe en 2015 aucune trace visible de cette installation. Mais on peut supposer que le manoir occupait la partie la plus élevée de ce rectangle, soit à l’intersection des rues Centre et Lafontaine.
 
On sait que ce terrain (en 1819) occupait «six arpents et cinquante-deux perches en superficie. Il était entouré en planches et en piquets de cèdre, avec une maison de trente-six pieds de longueur par trente pieds de largeur, couverte en planches, par dessus un solage en pierre, avec deux cheminées. La maison en assez bon ordre a perdu néanmoins de son aplomb», précise le notaire, en 1819. «Les bâtiments ont besoin de menues réparations». Le notaire ajoute: «Le jardin est au devant de leur maison ou entre le chemin du roi et la rivière, tel que le dit terrain est clos. Cet emplacement au bourg Saint-Jean-Baptiste était borné devant au rapide Richelieu, derrière au chemin qui conduit de Chambly à Saint-Jean (actuelle avenue Bourgogne); borné d’un côté, au sud, au général Burton, et d’autre côté, au nord, au capitaine Toussaint Ferrière».


EmplacementBref, le domaine seigneurial s’étendait sur environ trois arpents de long entre l’avenue Bourgogne actuelle et la rivière Richelieu. Il occupait environ deux arpents de largeur. En 2015, la rue Lafontaine sépare en deux le domaine personnel des seigneurs français.
 
Le fils Jean-Baptiste Boucher de Niverville possédait en plus une résidence à Montréal: Un emplacement rue Notre-Dame, no 75, de vingt-cinq pieds de front par la profondeur, depuis un mur de pierre, rue Notre-Dame, borné derrière au sieur J. Campbell, d'un côté aux héritiers Edge; d'autre côté à J. Bouthillier, avec une maison en pierre à deux étages.
 
C’est au manoir que les censitaires allaient payer les rentes à la Saint-Martin. Imaginez le trafic dans ce carrefour, situé près des moulins à farine des seigneurs. L’emplacement a été vendu par les héritiers du seigneur De Niverville aux industriels de la famille Willett.
 
Sources:
- Arpenteur S. T. Watson, 4 mars 1797.
- Notaire Joseph Papineau, 23 novembre 1796
- Notaire René Boileau, 10 février 1816; 7 avril 1819.
- Montreal Gazette, 23 octobre 1815.
- L’illustration désigne l’emplacement probable du manoir des Boucher de Niverville, à l’angle des rues Centre et de Lafontaine. Archives de la Société d’histoire.
 
Paul-Henri Hudon

 

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