Hommage au maire Robert Frigon (1932-2017) PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 20 Décembre 2017 00:00

 

rfrigon 1Le 27 novembre 2017, Robert Frigon décédait à l’âge de 85 ans. Homme déterminé, il fut échevin au conseil municipal de Chambly de 1965 à 1971. Par la suite, il fut élu maire de 1971 à 1975. À cette époque, il demeurait au 1284, avenue de Salaberry. Voici un bref résumé de sa vie.

 

Il vit le jour le 9 février 1932 sur la rue Joliette dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve de Montréal. Il était le deuxième garçon de la famille. Sa mère est Marguerite Bialeskie, une Américaine d’origine polonaise qui vivait à New-York. Son père, Georges-Edmond Frigon de Montréal, était entrepreneur peintre et vitrier.

 

Pour ses études élémentaires, Robert Frigon étudia à l’école Baril pour garçons. Comme il aimait beaucoup les sports, il participait à tous les sports proposés par l’école et avait une préférence pour le hockey. En hiver, les enfants profitaient de la haute glissoire de la rue Sherbrooke Est, entre les rues Pie IX et Viau. Il fit partie du corps de clairon.

 

Dans les années 1950, l’église paroissiale occupait le coeur d’un quartier. Elle rassemblait jeunes et adultes pour diverses activités. Robert était enfant de choeur et servant de messe. Il participa pendant plusieurs années aux activités scoutes, de louveteaux à éclaireurs. Il mettait tout son coeur à l’action. En 1946, au début de l’adolescence, ses parents l’inscrivent pensionnaire au Collège Laval chez les Frères Maristes.

 

Grâce aux activités culturelles et sportives il a su s’adapter rapidement. Il avait une disposition particulière pour le hockey qu’il pratiqua plusieurs années. Quelques confrères de classe ont même accédé au hockey professionnel. Tous les sports l’intéressaient, soit le baseball, le ballon-panier, le tennis, lanatation et le ping-pong. Il a fait partie des équipes inter-collégiales. Gradué en 1951, il s’inscrit chez les Frères du Sacré-Coeur de Sherbrooke pour la pré-universitaire et la première année de génie. Il continua à jouer au hockey, encouragé par le frère Bernardin qui inscrivait l’équipe à jouer contre les équipes des universités américaines.

 

Robert Frigon redevint sédentaire pour terminer son baccalauréat en administration des affaires. En 1955, il retourne vivre à Montréal et se fait engager par Bell Canada comme technicien et installateur de lignes téléphoniques. Il aimait beaucoup son travail et ses supérieurs appréciaient ses talents. C’est à la même époque qu’il se fiançait à Marguerite Rivest, une étudiante infirmière. Puis ce fut le mariage le 7 décembre 1957 à l’église St-Clément de Viauville. Suivit la tournée de la parenté aux États-Unis. En revenant à Montréal, Marguerite commença à travailler à l’hôpital Maisonneuve. En 1958, ils perdirent leur seul et premier enfant à la suite de complications à l’accouchement.


Chambly et la vie politique

 

En 1960, ils prennent la décision de venir s’installer à Chambly sur la rue de Salaberry. À cette période Chambly Bassin comptait 8000 résidents et Robert assistait régulièrement aux réunions du conseil municipal. En 1965, il rejoint l’équipe de Maurice Tanguay comme conseiller municipal. En 1965, un conseiller gagnait 900 $ par année. Durant son mandat, il a beaucoup encouragé les sports pour les jeunes et a organisé des ligues de hockey municipales.

 

Les gens de Chambly peuvent remercier M. Frigon d’avoir convaincu le parti municipal d'acheter de l’Hydro-Québec le terrain qui aujourd’hui se nomme le parc des Rapides. Robert Frigon fut réélu échevin pour les années de 1968 à 1971 dans l'équipe composé du maire Maurice Tanguay, de Gérard Mongeau, Herman Brassard, Marcel Arpin, Henry Howard et Jean-Guy Dubois.

 

Il y avait alors beaucoup à faire à Chambly. On valorise le développement domiciliaire et le quartier industriel, la bibliothèque municipale et, bien entendu, un aréna pour le hockey et le patinage artistique.

 

Le 23 octobre 1969, on organisa le Banquet des Champions. La ville a réuni plusieurs champions de différentes disciplines sportives de Chambly. La réception de remise des médailles s’est déroulée au gymnase des Pères Oblats, devenu aujourd'hui le Centre jeunesse de la Montérégie.

 

Employé de Bell Canada depuis plus de 15 ans, toujours échevin, Robert Frigon tenta sa chance au Parti libéral. Il retira sa candidature mais devint secrétaire particulier de Guy St-Pierre, ministre de l’éducation du Québec et député de Chambly durant le règne de Robert Bourassa comme premier ministre du Québec. De 1970 à 1974, lorsque le ministère des Transports a construit le boulevard Périgny, de la rivière l’Acadie au pont Yule, M. Frigon y contribua.

 

Le lundi le octobre 1971 fut un grand jour,. Robert Frigon est élu maire de Chambly sans opposition. Mme Marthe E. Mongrain était alors greffière à la ville (voir photo). Sa première signature de contrat fut avec l’entrepreneur Toulouse Construction pour l’aréna de Chambly. Puis le ministère des Transports relia l’autoroute 10 à Chambly, ce qui assura l’essor économique de la ville.

 

Saviez-vous qu’en 1966 la première clinique médicale de Chambly s’était établie au 175 rue Doody avec le docteur Denis Laberge à la direction? M. Frigon a grandement contribué au développement de Chambly, de son aréna, de sa bibliothèque, de sa maison culturelle, de l'agrandissement de l’usine de filtration, etc. Que dire devant tant de réalisations?

 

En août 1975, Robert Frigon change de cap. Il donne sa démission comme maire de la municipalité de Chambly pour devenir juge au Bureau de révision de l’évaluation foncière du Québec. Il y demeurera vingt ans, jusqu’en septembre 1993. Le 9 février 1994, c'est le début d’une retraite bien méritée.

 

M. Robert Frigon a légué de son vivant à la Société d’histoire de la seigneurie de Chambly un fonds d'archives considérable: 188 photographies en noir et blanc relatives aux événements municipaux pendant ses mandats d’échevin et de maire, une collection de coupures de presse venant de divers journaux et d’autres documents.

 

Pour écrire ce résumé de la vie de M. Robert Frigon, j’ai lu avec plaisir et curiosité son livre autobiographique Du quartier Hochelaga 1932…. à la Mairie de Chambly 1971, publié en 2010.

 

Thérèse Malo
bénévole à la SHSC

 

 

 

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