SHSC - Ressources historiques

 

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Le vendeur qui m'a contacté est formel. La carte postale qu'il a entre les mains et qu'il souhaite me vendre montre la «maison de Jean-Baptiste Moquin, maire de Richelieu de 1937-1941». Évidemment que je n'ai pas hésité à lui remettre un chèque afin d'obtenir cette pièce.

 

 

Mignault1À l’époque où les caisses de retraite n’existaient pas, il était commun pour un cultivateur de faire don de ses biens à l’un de ses enfants en échange de biens et services assurés jusqu’à la fin de ses jours. Les conditions de cette donation sont généralement détaillées dans un acte notarié afin de se protéger advenant toute cession ultérieure du bien ainsi transmis. Mais qu’advient-il lorsqu’on n’a pas d’enfant ou lorsqu’aucun d’eux ne souhaite ou ne peut reprendre l’exploitation agricole?

 

 

enfantstrouvesL’historien du Moyen Âge, Philippe Ariès, écrit que «la mort d’un petit enfant était en général tenue pour beaucoup moins grave que celle d’un cochon ou d’un cheval». On a peine à admettre au XXe siècle une telle attitude, qui condamnerait les parents à une sévère sentence. Pourtant, nous trouvons à Chambly des situations d’abandon d’enfant et même d’infanticide. Et ce n’est pas au Moyen Âge. Voici quatre cas:

 

 

asclepiadeParmi les notes manuscrites rédigées par Pierre Boileau (1754-1831), négociant et major de milice de Chambly, on trouve de longues descriptions de son jardin, des plantes, des semis. À travers ses 329 choux annuels, il sème le 9 juillet 1795 des cotonniers. Il écrit: «J'ai planté 6 cotonniers que le Sr Amable Montis, père, m'a apporté du Lac Champlain; il y avoit près de deux mois qu'ils avoient été arrachés; et il les avoit mis en terre dans une grande caisse sur un de ses cajeux. Il n'y en a que deux qui ont pris; ils sont près de la maison, chaque côté de la grande allée».